Comment financer sa formation professionnelle continue ?

Plusieurs dispositifs vous permettent de faire financer le coût de votre formation : Plan de formation de votre entreprise, Droit Individuel à la Formation (DIF), Congé Individuel de Formation (CIF)

  • Plan de formation
  • DIF
  • Période de professionnalisation
  • CIF

Le Plan de Formation

Cela doit être votre première démarche : renseignez-vous sur le plan de formation de votre entreprise.

Il regroupe toutes les actions de formation planifiées sur une année. C'est un outil stratégique qui doit permettre en autres l'actualisation des compétences, la reconversion, l'adaptation aux évolutions technologiques...

Tous les salariés, quelle que soit la nature de leur contrat de travail, peuvent bénéficier d’un plan de formation mais celui-ci n’est pas un droit.

L’employeur détermine la liste des salariés bénéficiaires.

À vous de savoir le convaincre !

Toutes nos formations sont éligibles au titre du DIF, renseignez auprès de votre conseiller.

Le DIF (Droit Individuel à la Formation)

Le Droit Individuel à la Formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d'heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. L'initiative d'utiliser les heures acquises appartient au salarié, mais la mise en oeuvre du DIF requiert l'accord de l'employeur sur le choix de l'action de formation. La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l'employeur selon des modalités particulières.

Qui peut bénéficier du DIF ?

  • Les salariés en contrat de travail à durée indéterminée ayant au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise.
  • Les salariés en contrat à durée déterminée à condition d'avoir travaillé au moins 4 mois (consécutifs ou non) en CDD, dans les 12 derniers mois.

Comment le DIF est-il mis en oeuvre ?

La mise en oeuvre du DIF relève de l'initiative du salarié, en accord avec son employeur.

La demande du salarié doit  s'effectuer par écrit en indiquant les informations nécessaires à l'employeur pour qu'il se prononce sur cette demande (formation envisagée, durée...).  
Il dispose d'un délai d'un mois pour répondre au salarié . L'absence de réponse dans ce délai vaut acceptation du choix de l'action de formation proposée par le salarié.

Comment se déroule la formation ?

La formation suivie dans le cadre du DIF se déroule en dehors du temps de travail. Toutefois, une convention ou un accord collectif de branche peut prévoir que l'action de formation aura lieu en partie sur le temps de travail.

Pour les heures de formation effectuées en dehors de son temps de travail, le salarié perçoit, de son employeur, une allocation de formation égale à 50 % de sa rémunération nette de référence.

Si la formation a lieu en partie sur le temps de travail, la rémunération du salarié est maintenue normalement pour les heures passées à se former.

Qui prend en charge les frais de formation ?

Les frais de formation, ainsi que l'allocation de formation, sont à la charge de l'employeur, ce dernier pouvant les imputer sur sa participation au développement de la formation continue.

Certaines de nos formations sont éligibles au titre des périodes de professionnalisation, renseignez auprès de votre conseiller.

Les périodes de profesionnalisation

Les périodes de profesionnalisation sont un dispositif permettant d’acquérir une qualification professionnelle ou d’améliorer votre employabilité. Comme pour le DIF (Droit Individuel à la Formation), sa mise en œuvre nécessite l’accord de l’employeur.

Qui peut bénéficier de ce dispositif ?

Tout salarié dont la qualification est « insuffisante au regard de l’évolution des techniques et des organisations », en fonction des branches.

Comptabilisant vingt ans d’activité professionnelle ou âgés de plus de 45 ans, les femmes de retour de congé parental ou de maternité, les travailleurs handicapés, les personnes envisageant de créer ou de reprendre une entreprise sont prioritaires. Certaines branches peuvent ajouter à cette liste les salariés de retour de longue maladie ou victimes d’accident du travail. La période de professionnalisation vise le maintien dans l’emploi, si celui-ci évolue sous l’effet des nouvelles technologies ou d’un changement d’organisation de l’entreprise. Il peut aussi s’agir de mieux appréhender la seconde partie de sa carrière, revenir après une période d’absence…

Si j’entre dans la catégorie des salariés prioritaires, puis-je être sûr d’y avoir droit ?

Non. La période de professionnalisation n’est pas un droit, mais une possibilité d’accéder à une formation. Sa mise en œuvre relève d’un projet concerté entre salarié et entreprise : votre employeur n’est pas obligé d’accepter votre demande, ni de contribuer à son financement. De plus, elle peut venir de vous ou de lui.

Quel type de formation peut-on suivre et comment est-elle organisée ?

La période de professionnalisation vise l’obtention d’une certification : diplôme, titre, action de formation professionnalisante ou qualification reconnue par votre branche professionnelle. La durée est variable. Il est possible, si nécessaire, « d’apporter » vos heures de DIF en complément. Elle est basée sur l’alternance, avec des séquences théoriques en centre de formation et des phases d’application professionnelle dans votre entreprise. Elle peut se dérouler pendant le temps de travail, ou pour tout ou partie en dehors (sur vos journées de RTT, par exemple), dans la limite de quatre-vingts heures par an ou de 5 % de votre salaire si vous êtes rémunéré au forfait. Vous devrez donner votre accord écrit dans le cas du « hors temps de travail ».

Quels arguments utiliser pour convaincre l’employeur ?

Visez une formation susceptible d’intéresser votre entreprise. Préparez votre projet : pour quelles raisons avez-vous besoin d’acquérir une qualification ou une nouvelle formation, pour votre quotidien ou votre avenir proche ? Quelles sont les compétences qui vous manquent ? Préférez le cadre de l’entretien annuel avec votre N +1 ou votre DRH pour évoquer le sujet. Appuyez-vous sur les conclusions de l’entretien précédent pour attester de l’évolution de vos tâches... Et impliquez- vous : être prêt à utiliser ses heures de DIF dans ce cadre, par exemple, soulignera votre motivation.

Qu’en est-il de la rémunération ?

Si votre formation se déroule pendant le temps de travail, vous continuez à percevoir normalement votre salaire. Si vous vous formez en partie hors temps de travail, votre employeur vous versera en plus une allocation formation équivalente à 50 % de votre salaire horaire net.

L’employeur doit-il reconnaître la formation ?

Ce n’est obligatoire que si elle se déroule pour tout ou partie en dehors des horaires de travail.

 

Certaines de nos formations sont éligibles au titre du CIF, renseignez auprès de votre conseiller.

Le CIF (Congé Individuel de Formation)

Le CIF (Congé Individuel de Formation) permet en de suivre pendant un an à temps plein ou 1200 heures à temps partiel une formation de son choix, à son initiative, et pendant le temps de travail. Mais surtout, il permet de retrouver son poste (ou un équivalent) à son issue. Un avantage loin d’être négligeable, à l’heure où le marché de l’emploi reste incertain. Mais attention, les démarches n’ont rien d’un long fleuve tranquille.

Qui est concerné ?

Tous les salariés du secteur privé, qu’ils soient en contrat à durée indéterminée, en contrat à durée déterminée ou en intérim, à temps plein ou à temps partiel peuvent en bénéficier. Plus précisément :

  • Si vous êtes en CDI, vous devez avoir exercé une activité salariée durant vingt-quatre mois, dont douze dans l’entreprise qui vous emploie au moment de votre demande.
  • Si vous êtes en CDD, vous devez avoir travaillé pendant vingt-quatre mois, au cours des cinq dernières années, dont au moins quatre mois, consécutifs ou non, au cours des douze derniers mois.
  • Si vous êtes intérimaire, vous devez avoir travaillé 1 600 heures dans le travail temporaire au cours des 18 derniers mois, dont 600 heures dans l'entreprise de travail temporaire (ETT) qui signe l'autorisation d'absence, et déposer la demande d’autorisation d’absence en cours de mission ou dans un délai maximum de 3 mois après le dernier jour de mission.

Que finance le CIF ?

Si votre demande est acceptée, l’organisme financeur prendra en charge entre 80 % et 90 % de votre salaire (et jusqu’à 100 % si celui-ci est inférieur à deux fois le SMIC). Il peut aussi vous rembourser les frais de formation, de transport et d’hébergement, dans leur intégralité ou en partie, selon des règles qu’il a déterminées. De son côté, votre employeur peut décider de financer (ou non) la rémunération et les frais restants.

Comment faire une demande de CIF ?

La demande d’un congé individuel de formation doit se préparer consciencieusement : vous devez tout d’abord définir précisément vos objectifs (de carrière ou autres) ainsi que vos motivations. Après avoir clarifier vos besoins, il vous reste à choisir une formation.

La demande de financement à l’Opacif ou au Fongecif

Vous devez adresser un dossier de demande de financement auprès de l’Opacif (organisme paritaire collecteur agréé au titre du CIF) dont dépend votre entreprise. Vous devrez joindre au dossier l’autorisation d’absence de l’employeur et une lettre de motivation.

Chaque organisme possède ses propres critères et surtout ses priorités (reconversion, acquisition d’une certification…) pour l’octroi d’un CIF.

Renseignez-vous sur la procédure, les délais et les éléments indispensables au dossier (photocopies des bulletins de salaire, programme de formation…).

Enfin, il est conseillé d’envoyer le dossier au plus tard trois mois avant le début de la formation.

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